J’étais ce jeudi 10 février à Paris pour le lancement de l’Année Européenne de la Lutte contre la Pauvreté et l’Exclusion
Sociale.
C’est Martin HIRSCH, Haut Commissaire aux Solidarités Actives, qui a ouvert ces travaux où l’Union Nationale des C.C.A.S., que je préside, a été partie prenante, notamment en étant retenue pour un projet expérimental de co-formation d’élus locaux de l’Action Sociale et de publics en situation de pauvreté, par le croisement des savoirs et des pratiques. Faire se rencontrer des décideurs politiques et les personnes touchées par les phénomènes d’exclusion me semble effectivement une approche innovante, reconnue par le Gouvernement.
Que faut-il retenir de cette journée qui a réuni, naturellement, les Têtes de Réseau de l’Action Sociale de notre pays ? Tout d’abord et cela n’étonnera personne, la pauvreté progresse dans l’Union Européenne.17 % des Européens, soit plus de 84 millions de personnes, sont confrontés à cette situation.
Pauvreté monétaire, manque de logement, accès aux soins difficile, droit aux loisirs inatteignable… sont les ingrédients de ce phénomène que la crise économique et sociale actuelle ne fait que renforcer. Toutes les classes d’âge sont touchées, des jeunes bien sûr, mais aussi jusqu’aux aînés qui, pour nombre d’entre eux, vivent avec 700 ou 800 euros par mois, c’est-à-dire qu’ils survivent !
La volonté de l’Union Européenne de mieux diagnostiquer ces phénomènes se heurtera néanmoins à son incapacité juridique à pouvoir réellement mener des politiques contraignantes sur cette question. Malgré quelques avancées dans le Traité de Lisbonne, aujourd’hui en vigueur, le « pilier social » de l’Union Européenne reste encore un objectif à atteindre.
J’ai toujours été convaincu, y compris en créant le Réseau ELISAN des Elus Locaux de l’Action Sociale Territoriale en Europe, que c’est la dimension sociale dont doit se doter l’Union Européenne qui fera avancer cette dernière en terme de construction politique et donc démocratique. Si l’Année Européenne de Lutte contre la Pauvreté et l’Exclusion Sociale permet d’ouvrir quelque peu cette perspective, elle n’aura pas été inutile.
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J’ai
eu le grand plaisir, ce mardi 27 octobre, d’animer le premier Colloque du réseau ELISAN (European Local Inclusion and Social Action Network), sur le thème « la dimension sociale de la
cohésion territoriale ».
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