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"Aucune race n'a le monopole de l'intelligence, de la beauté, de la force et il y a une place pour tous au rendez-vous de la victoire"
Aimé Césaire
Depuis plusieurs jours, Monsieur Xavier BERTRAND, « Ministre du Chômage », a entamé une politique de dénigrement des collectivités territoriales du Nord de la
France.
Le 17 janvier 2012 sur les bancs de l’Assemblée Nationale, puis le 22 janvier sur Europe 1, Monsieur BERTRAND a accusé le Département du Nord de ne pas tenir ses engagements sur la signature des contrats aidés et de « ne rien faire » pour l’emploi des Nordistes.
Il semble ignorer que la politique de l’emploi n’est pas de la compétence du Département, mais bien celle de l’Etat. Les chiffres du chômage annoncés hier (152 000 chômeurs supplémentaires en 2011), sont le reflet de la politique catastrophique du gouvernement auquel il appartient, en matière d’emploi.
Toutefois, je veux souligner que l’augmentation du chômage en Nord-Pas-de-Calais est inférieure de 2 points au chiffre national (3.7% contre 5.6%). Cette différence reflète en particulier la gestion rigoureuse des finances des collectivités territoriales, qui leur ont permis de mener des politiques dynamiques, protectrices et créatrices d’emploi dans le secteur public et le secteur privé.
Dans le Département que je dirige, nous avons choisi de maintenir un niveau d’investissement élevé, sans hausse d’impôts. Ainsi ces 403 M€ contribuent à faire fonctionner les carnets de commande des entreprises locales et favorisent l’emploi.
Pour les personnes allocataires du RSA, 48.2 M€ ont été débloqués, permettant la signature de 3 600 contrats aidés renouvelables et favorisant des actions d’insertion. Nous avons en outre ouvert nos dispositifs spécifiques d’accompagnement et d’insertion aux demandeurs d’emploi non allocataires du RSA.
Nous menons une politique énergique, et sans ce dynamisme, là où l’Etat est le plus souvent défaillant, la situation des Nordistes serait encore plus difficile !
Ainsi, je voudrais réaffirmer à Monsieur BERTRAND, que la politique du gouvernement depuis 5 années n’a d’autre constance que celle de l’échec. Je souhaite qu’il cesse de se cacher derrière les collectivités territoriales pour se désengager de sa responsabilité politique et sociale.
Pour lire le courrier que j'ai adressé à M. Bertrand, cliquez ici pour la 1ére page :
Lettre
P KANNER p1
et ici pour la 2éme page :
Lettre P KANNER p2
Thème : suppression des postes d’enseignants dans l’académie de Lille
Lille, le 10 janvier 2012
Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République
Monsieur le Président de la République,
Les familles du Nord – Pas de Calais viennent d’apprendre que mille postes seront supprimés dans les écoles, les collèges et les lycées, à la prochaine rentrée scolaire.
Depuis 10 ans, chaque année, ce sont des centaines de classes et de parcours qui disparaissent ainsi de la carte du Nord – Pas de Calais. Des dizaines de lycées professionnels sont condamnés.
Les parents d’élèves sont inquiets, et à juste titre. La simple inscription de leurs enfants dans une école, un collège, un lycée est incertaine. La poursuite d’études dans un lycée ou après le baccalauréat devient problématique et impose des déplacements de plus en plus longs, désastreux pour la scolarité et la vie de famille.
Dans tous les établissements, les conditions de travail des enseignants, déjà difficiles, se détériorent, dans des classes surchargées, face à des élèves qui n’ont pu choisir véritablement leur orientation et qui décrochent massivement. Ce décrochage est désormais deux fois plus important que la baisse démographique que vous invoquez pour justifier les suppressions d’emplois.
Les écoles primaires et élémentaires continuent à payer un lourd tribut. L’accueil des enfants de moins de 3 ans semble plus que jamais compromis.
Les collèges connaissent un encadrement détérioré et ne sont plus en mesure de conduire sereinement les élèves vers une orientation réussie. Le collège est pourtant le lieu de consolidation des connaissances, de construction des projets d’avenir de notre jeunesse, ce qui est essentiel dans une région comme la nôtre.
Les formations professionnelles et technologiques sont démantelées : Les filières industrielles, qui en ont été le fleuron et qui ont bénéficié des équipements les plus performants, grâce à l’intervention exceptionnelle de la Région, ferment les unes après les autres, y compris dans des établissements récemment construits ou rénovés.
Les choix d’orientation après la seconde se réduisent et accentuent dramatiquement la démotivation et l’abandon des élèves.
C’est ainsi que 15 000 jeunes arrêtent chaque année leurs études avant l’obtention du diplôme, venant grossir les rangs du chômage.
Nous ne pouvons accepter que l’avenir des jeunes du Nord – Pas de Calais soit ainsi sacrifié.
Le Nord – Pas de Calais est une grande région, la quatrième de France et aussi la plus jeune.
Le Nord – Pas de Calais compte sur sa jeunesse pour innover, créer et accompagner la compétitivité de ses territoires. L’Ecole doit être à la hauteur de cette ambition.
Devant le saccage du système éducatif dans le Nord – Pas de Calais, nous exigeons le retrait des mesures envisagées et la présentation de nouvelles propositions concrètes, justes et immédiates.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.
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Daniel PERCHERON Sénateur du Pas de Calais Président du Conseil Régional Nord – Pas de Calais
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Patrick KANNER Président du Conseil Général du Nord |
Dominique DUPILET Président du Conseil Général du Pas de Calais |
Ce mercredi 16 novembre 2011, j’ai été élu, à l’unanimité, membre du bureau de l’AFCCRE (branche française du CCRE, Conseil des Communes et des
Régions d’Europe, plus grand réseau de représentation de collectivités au niveau européen). Ce mandat permettra de faire entendre les besoins et problématiques du Nord en tant que collectivité
d’envergure, notamment pour ce qui concerne les politiques sociales, et de travailler à l’échelle européenne en tirant profit de l’expertise et du réseau de l’AFCCRE.
A travers cette élection, j’entends défendre le Nord et les Nordistes dans les politiques européennes, notamment dans le cadre de la politique de cohésion qui sera établie entre 2014 et 2020. Ceci est particulièrement important pour les fonds FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) et FSE (Fonds Social Européen), qui seront mis en œuvre pour le Département sur cette période, et qui contribuent au montage de projets utiles aux Nordistes, notamment les plus fragilisés d’entre eux.
Les idées que je défendrai dans ce cadre seront de plusieurs natures. Une réflexion essentielle en la matière est que, aujourd’hui, les domaines de l’inclusion, de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté sont trop souvent perçus comme une charge, comme un coût, dont on devrait, en ces temps difficiles, faire l’économie. A mon sens, la Commission et les futurs règlements sur les fonds doivent aider à défendre l’inverse : la solidarité européenne est une richesse, une richesse « éthique » pour notre Union, terre de droits, mais aussi une richesse économique (source d’emplois non délocalisables, ayant des effets directs, indirects et induits, source de formation, de progression, de partage).
Tout comme l’Union a pu « sacraliser » la notion « d’innovation » comme étant source de richesse, elle doit faire de même pour l’inclusion et que cela soit gravé dans le marbre des règlements pour la période 2014-2020. L’inclusion et la lutte contre la pauvreté, ce n’est pas le partage des problèmes et des souffrances, mais c’est bien la répartition des richesses économiques et humaines, pour les multiplier !
En outre, il est nécessaire, très rapidement, de mettre un terme à l’idée d’une baisse des fonds structurels en région sur le fondement d’un manquement au pacte de stabilité. C’est faire reposer sur le local la responsabilité des Etats alors que nous n’avons aucun moyen d’agir en la matière. Je demande que nous puissions nous occuper des plus démunis grâce, notamment aux fonds européens, sans considération telles que celles-ci. Cela n’est pas à la hauteur des enjeux humains auxquels nous faisons face en travaillant pour plus de solidarité au niveau local.
Alors que l’Europe est à la croisée des chemins, je souhaite enfin, par ce mandat, réaffirmer mon attachement à l’idée européenne et mon désir de voir l’Union progresser politiquement vers davantage de cohésion et de solidarité.
Après s’être attaqué aux bénéficiaires du RSA, le Gouvernement, à travers Xavier Bertrand, poursuit sa politique de stigmatisation des personnes les plus en difficulté.
J’exprime mon étonnement et mon désaccord face à l’acharnement vis-à-vis de toute une partie de la population alors même qu’il est démontré que la « fraude fiscale » a pour origine le travail au noir, comme le démontre le rapport TIAN. Celui-ci explique que 10 à 12% des entreprises fraudent, ce qui cause un manque à gagner pour l’Etat de 8 à 15 milliards d’euros alors que seul 1% des allocataires fraude, pour un manque à gagner de 2 à 3 milliards d’euros.
Je souhaite rappeler qu’à mon sens, évidemment, tout doit être fait pour combattre les fraudes. Ainsi, le Département du Nord a mis en place un dispositif de lutte contre la fraude, en partenariat avec l’Adécaf, avec un budget alloué en 2010 de 280 000 €. En 2010, sur 2000 contrôles effectués, seuls 83 dossiers sont passés en comité d’examen et 36 allocataires sont sortis du dispositif pour ressources supérieures, soit 1,8%.
Plutôt que de brandir la menace et de faire preuve de suspicion systématique envers les victimes du chômage, il serait plus efficace, mais plus complexe, pour le Gouvernement de se concentrer sur
la recherche de solutions pour l’emploi, de mettre en œuvre des politiques économiques volontaristes ou encore de donner les moyens à Pôle Emploi de réaliser sa mission d’insertion
professionnelle.
Les objectifs électoralistes sont dans cette affaire malheureusement très clairs : chasser sur les terres nauséabondes de la famille Le Pen.
J’ai pris connaissance de l’avis défavorable émis par la commissaire enquêtrice concernant le projet de contournement du Cateau-Cambrésis.
La nécessité du contournement du Cateau-Cambrésis (RD 643) est ancienne : il s’avérait donc essentiel d’engager ces travaux avant même que l’Etat ne transfère cette route à la compétence départementale en 2004.
Cet itinéraire supportait, en 2008, au sein de la commune, un trafic de l’ordre de 9 500 véhicules/jour, dont 13% de poids lourds. Cette situation a fait naître un sentiment d’insécurité chez les riverains et les usagers. Le projet de contourner la commune par la création d’une nouvelle voie est devenu indispensable et urgent.
Le Conseil général du Nord s’est engagé, en 2006, à répondre à l’attente des riverains. Nous avions fait le choix de la concertation pour aboutir à un projet sérieux et ambitieux en 2010, soumis à l’enquête d’utilité publique. A ma grande surprise, la commissaire enquêtrice désapprouve ce projet.
Je réaffirme aujourd’hui l’utilité de cette opération et rappelle que ce contournement est inscrit dans le contrat d’aménagement et de développement durable signé avec le Cambrésis le 7 juillet dernier, ce qui démontre l’adhésion des acteurs locaux.
Dès la rentrée de septembre, avec Rémi Pauvros - 1er vice-président délégué aux transports et aux infrastructures - et les conseillers généraux des cantons concernés, je m’attacherai à réunir les conditions nécessaires à la poursuite de ce projet. Une nouvelle délibération sera soumise à l’Assemblée départementale. Puis, c’est au Préfet que reviendra la décision de prendre l’arrêté d’utilité publique permettant de débuter les travaux.
Il est de ma responsabilité de pouvoir proposer aux nordistes un environnement et un cadre de vie préservés et de qualité.
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