Pour voir la vidéo de mon interview par le site connexité sur le théme " Les Centres Communaux d'Action Sociale face aux défis sociaux ", suivez ce lien : http://www.connexite.fr/
"Aucune race n'a le monopole de l'intelligence, de la beauté, de la force et il y a une place pour tous au rendez-vous de la victoire"
Aimé Césaire
Pour voir la vidéo de mon interview par le site connexité sur le théme " Les Centres Communaux d'Action Sociale face aux défis sociaux ", suivez ce lien : http://www.connexite.fr/
En ma
qualité de Président de l’Union Nationale des Centres Communaux d’Action Sociale, j’ai été sollicité par le Préfet de cette collectivité d’Outre-mer, située à près de 10 000 kilomètres de la
métropole, pour un voyage d’investigation qui s’est déroulé du 9 au 12 juillet dernier.
Mayotte sera départementalisée en 2011. François FILLON, Premier Ministre présent sur l’île à la même période, l’a confirmé. Il s’agira donc du 5ème département d’Outre-mer qui aura aussi le statut de Région. Nos amis Mahorais auront donc les mêmes devoirs, vis-à-vis de la République, en particulier en acceptant toutes ses règles, comme, par exemple, l’abandon de la polygamie ou de toute forme de justice à caractère confessionnel. J’espère naturellement qu’ils auront aussi les mêmes droits, et en particulier celui de pouvoir bénéficier de tous les systèmes de protection sociale, individuels et collectifs de la métropole, dans un terme rapproché.
En effet, la situation sociale est extrêmement délicate, les Communes n’ont pas de Centres Communaux d’Action Sociale, il n’existe aucun équipement social ou médico-social, en direction des personnes âgées ou des personnes handicapées. La population ne bénéficie d’aucun minima sociaux, malgré un taux de chômage extrêmement important et une population dont plus de la moitié a moins de 20 ans.
Mayotte a souhaité rester française. Mayotte attend donc de la République une prise en considération de cet attachement à notre système de valeurs. Pour ma part, après une série de contacts particulièrement fructueux avec les autorités locales, qu’elles soient d’Etat ou Territoriale, je présenterai, dès la rentrée prochaine, des propositions d’actions visant notamment à la création, dans les meilleurs délais, de Centres Communaux d’Action Sociale, et la mise à disposition par l’UNCCAS, d’une ingénierie sociale en direction des 17 municipalités qui composent l’île.
La Tribune a publié le 12 mai une réaction que j'avais envoyée. Cet article concerne le budget des
collectivités locales et la place que tient le social dans ceux-ci. Cliquez ici pour voir la page de La Tribune :
kanner-1-.pdf .
L’Europe sociale à portée
de main… ELISAN organisait hier, à Bruxelles, une manifestation sur le thème de la « cohésion territoriale », un nouvel objectif assigné à l’Europe et inscrit dans le dernier Traité de
Lisbonne, aux côtés des objectifs de cohésion économique et sociale. C’est notamment avec Michel Delebarre, premier Vice-Président du Comité des régions, et le représentant de la Commission
européenne, que nous avons échangé sur cet enjeu qui consiste à ce que les politiques européennes prennent mieux en compte la diversité, et donc les atouts et les handicaps propres à chaque
territoire, dans le développement territorial de l’Europe.
Nul doute que la dimension sociale et le rôle des collectivités territoriales doivent être présents dans ces débats sur la cohésion territoriale. C’est pourquoi le réseau européen des élus locaux en charge des affaires sociales, que j’ai l’honneur de présider depuis plus d’un an, s’est naturellement positionné sur le sujet. Nous avons d’ailleurs participé à la grande consultation lancée en fin d’année 2008 par la Commission européenne. En attendant que cet objectif de cohésion territoriale trouve une application sur le terrain, ELISAN poursuit son travail de sensibilisation. Outre la journée d’information d’hier, le réseau prévoit d’organiser une grande manifestation en octobre 2009 sur ce même thème. Entre temps, le contexte aura certainement évolué. Le nouveau Parlement européen aura été élu, nous serons passés de la présidence tchèque à la présidence suédoise. Entre temps aussi, ELISAN aura sans aucun doute encore gagné en représentativité…
L’avenir de notre « millefeuille territorial » continue de faire débat. C’est cette fois devant les membres de la mission sénatoriale sur l’organisation et l’évolution des
collectivités territoriales que j’ai été auditionné ce mardi 31 mars au Sénat. Le but de cette audition était de présenter le Livre blanc de l’action sociale territoriale de l’UNCCAS mais aussi
d’échanger avec les sénateurs, naturellement sensibles au rôle des élus locaux.
Au menu de ce « grand oral » : des questions sur les articulations entre l’échelon communal et intercommunal, mais aussi entre villes, intercommunalités et départements dans un
secteur social où doit primer, à mon sens la pertinence et l’efficacité de la réponse apportée à l’usager. C’est pourquoi j’ai eu l’occasion de parler de complémentarités plutôt de concurrence ou
d’évoquer la notion de « chef de file» indiscutable du Conseil Général, lequel doit néanmoins s’appuyer nécessairement sur les acteurs de proximité que sont les CCAS/CIAS. J’ai aussi fait
part des sérieuses réserves de l’UNCCAS sur la constitution de grandes métropoles proposée notamment dans le rapport Balladur. Sans surprise, l’audition s’est terminée sur le rôle de l’Etat.
Au-delà du passage obligé par l’équité territoriale pour maintenir l’égalité, j’ai pu rappeler l’importance d’une approche différenciée des territoires pour mieux prendre en compte leurs
spécificités mais aussi les capacités d’innovation et d’adaptation des élus locaux directement confrontés aux besoins de nos concitoyens. Loin du « big bang territorial » que d’aucuns
revendiquent, espérons que les nombreux travaux et autres rapports sur le sujet permettront au moins de clarifier un peu le paysage…
En ce
moment a lieu la 20éme semaine nationale d'information sur la santé mentale. Dans ce cadre, mercredi 18 mars, était organisé à Villeneuve d'Ascq par l'UNAFAM le colloque " Handicap
psychique : quels logements adaptés et accompagnés? ", où j'ai eu l'occasion de m'exprimer. La prise en charge du logement des personnes handicapées psychiques est un véritable probléme de
société. On sait aujourd'hui que 1 million d'euros sont dépensés par jour afin de loger certaines de ces personnes dans des hôtels, faute d'autre solution disponible au moment voulu. Ce
n'est évidemment ni la meilleure solution pour les personnes concernées par ces problémes de logement, ni pour la société civile. La meilleure des solutions serait déjà que la loi SRU
imposant 20% de logements sociaux dans les communes de plus de 3500 habitants (1500 en île de France) soit appliquée avec plus de fermeté.
Le handicap psychique est différent et moins bien appréhendé que le handicap mental. Il touche cependant 1% de la population française. La loi pour l'égalité des droits et des chances de 2005 a
permis une meilleure reconnaissance de ces types de handicap. Il n'en reste pas moins que, encore aujourd'hui, 60% des SDF sont aussi des malades psychiques. Le logement est naturellement un
levier d'autonomie et d'intégration des personnes en souffrance psychique. Il permet de lutter contre le risque d'exclusion et de précarisation, contre l'isolement, pour le maintien des liens
sociaux de ces usagers, la valorisation de l'autonomie et de l'estime de soi de ces personnes. Dans ce cadre, se pose immanquablement la question des moyens, mais aussi du rôle de chacun des
acteurs.
Dans tous les cas, ce travail sur le logement est indissociable du travail d'accompagnement personnalisé. Dans ce cadre, l'UNCCAS est évidemment partie prenante. La collaboration entre l'UNCCAS
et l'UNAFAM s'est d'ailleurs concrétisée l'an dernier avec notre participation à la réalisation du guide intitulé : " L'accueil et l'accompagnement des personnes en situation de handicap
psychique ".
J'ai tenu, ce mardi 10 mars à Paris, une conférence de presse afin de présenter le livre blanc de l'action sociale territoriale publié par l'UNCCAS. En effet, le contexte de
crise économique et sociale que nous traversons interpelle immanquablement les pouvoirs publics et les collectivités locales dans leurs capacités à répondre aux besoins sociaux de nos concitoyens.
De plus, cette crise vient s'ajouter à des défis démographiques et épidémiologiques auxquels nous devons nous préparer. Il ne faut pas oublier que, en 2050, plus de 1 personne sur 3 sera âgée de
plus de 60 ans, que le nombre de personnes atteintes de la maladie d'alzheimer progresse, ou encore que la croissance démographique est forte. Enfin, ces questions interviennent dans un
contexte de réformes politiques et institutionnelles, dont certaines ont déjà été engagées. Dans ce contexte, l'UNCCAS a souhaité témoigner de la façon dont les élus tentent de répondre à ces
défis, à la hauteur de leurs compétences, de leurs moyens et de leur place dans l'échiquier territorial.
J’ai eu le plaisir de participer, ce mercredi 10 février, à une conférence de presse organisée par « les Francas », au nom de 8 organisations d’éducation populaire, qui ont
souhaité marquer leur très grande inquiétude sur une décision unilatérale, arbitraire et brutale du Ministre de l’Education Nationale, Xavier DARCOS, qui a amputé de 25% leur subvention, au titre
de l’année 2008, et qui ne reconduira pas dès le 1er septembre, la mise à disposition d’enseignants auprès de ces associations.
En ma qualité de Président de l’Union Nationale des CCAS, j’ai souhaité
apporter mon soutien à la démarche engagée par ces mouvements, contre la décision gouvernementale, dans la mesure où celle-ci, une nouvelle fois, remet en cause la notion de pacte
républicain.
A l’heure où la question du maintien du lien social, dans un contexte de crise sans précédent depuis des décennies devient prédominante, s’attaquer à des associations de proximité, partenaires de
l’école publique et laïque, reconnus pour leur rôle en matière d’éducation, constitue non seulement une erreur, mais plus, une faute.
L’éducation populaire est le fruit des premières décisions du Conseil National de la Résistance.
L’éducation populaire fait partie intégrante du modèle éducatif français.
Je vous appelle vous aussi à la soutenir, et préserver ainsi, un certain choix de Société.
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires