Nous sortons à peine du mois de l’Economie Sociale et Solidaire, qui a été l’occasion de mettre en valeur ce champ particulier de l’Economie. En effet, l’ESS est un secteur
économique à part entière, qui crée de la richesse dans le Département tout en respectant des valeurs. Mettre l’humain au centre de l’action économique, cela a aujourd’hui plus que jamais un
sens.
L’article 6 de la déclaration de principe du Parti Socialiste précise que : « le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, un secteur public efficace, des services publics de qualité accessibles à tous, un tiers secteur d’économie sociale et solidaire ». C’est dire à quel point le soutien des collectivités, et notamment du Conseil Général du Nord, à ce secteur présente un caractére idéologique !
J’ai pu m’exprimer à ce sujet au cours de la table ronde organisée autour du Plan Métropolitain de Développement de l’ESS (PMDESS). Ainsi, parmi les actions inscrites dans le volet ESS du PMDE, le Département cofinance d’ores et déjà de nombreuses structures.
Aujourd’hui, la crise de l’économie réelle, dans notre pays, n’est pas finie. Et la crise sociale ne fait que commencer. En 2004, le Département dépensait 340 millions d’euros pour le RMI et les actions d’insertion. En 2009, le RSA et les actions d’insertion ont augmenté et coûtent 500 millions d’euros et les estimations pour 2010 sont encore à la hausse.
L’Economie Sociale et Solidaire souffre aussi en cette période de crise. Certaines de ces difficultés viennent tout simplement de choix politiques qui ne sont pas les nôtres. L’application particulièrement réductrice de la Directive Services en France touche l’ensemble du secteur de l’ESS. Le désengagement de l’Etat, la casse des services publics locaux, la baisse des moyens financiers alloués aux associations menacent l’avenir du mouvement associatif.
Les collectivités territoriales de gauche continuent à agir afin de rétablir un équilibre dans ces domaines. Mais, à l’heure actuelle, la capacité des collectivités territoriales à financer et accompagner ces projets est gravement mise en danger par les contraintes budgétaires qui leur sont appliquées par l’Etat, mais aussi par la réforme des collectivités territoriales. Le soutien au sport, à l’éducation populaire et à l’ESS dans son ensemble, en pâtissent déjà.
Il est important de regarder en face les difficultés de ce secteur. Il est cependant tout aussi essentiel de se rendre compte que l’ESS reste une économie mieux armée pour faire face à la crise. La plupart des structures de l’ESS sont des sociétés de personnes, non de capitaux. C’est sûrement aussi cette philosophie qui leur permet de moins souffrir que la plupart des sociétés.
Je l’ai déjà dit et je l’exprime à nouveau ici : il est nécessaire, face à cette crise, qui est aussi une crise du sens, de redéfinir la notion de performance. Celle-ci ne doit plus être réduite à des critères purement financiers mais doit être comprise comme la capacité à répondre aux besoins des personnes. Il n’y a, à mon sens, pas d’autre manière de retrouver un équilibre économique, social et écologique, c’est à dire un véritable développement durable.
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J’ai
eu, lors de la dernière séance plénière du Conseil Général, l’occasion d’affirmer le soutien du Département au projet NEXIMED.
Dans le cadre de ma délégation de 1er Vice Président délégué à l’aménagement et au Développement des territoires et
au développement economique, j’ai eu le plaisir, le 26 mai 2010, de rencontrer les Maires des communes de Grande Synthe, Fort-Mardyck, Petite Synthe et de Dunkerque.
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