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"Aucune race n'a le monopole de l'intelligence, de la beauté, de la force et il y a une place pour tous au rendez-vous de la victoire"
Aimé Césaire
L’article 18 de la proposition de loi de simplification des normes
applicables aux collectivités locales, déposé le 4 août 2011 au Sénat, veut supprimer l’obligation pour les communes de disposer d’un centre communal d'action sociale (CCAS). Le
texte autorise également les communes qui le souhaiteraient, quelle que soit leur taille, à dissoudre leur CCAS et à exercer en direct les missions de ce dernier. Le texte obéit à cette même
logique au niveau intercommunal en allant à l’encontre de la dynamique impulsée ces dernières années. Opposée à ces propositions, l’UNCCAS estime qu’elles ne répondent en rien aux difficultés des
communes à répondre à une demande sociale en constante progression. Dans ce contexte, la prise de responsabilités de chacun, à la mesure de ses moyens, est au contraire plus que jamais
indispensable.
Pour lire le texte de positionnement de l'UNCCAS
sur le sujet, cliquez ici : link
L’année 2009 a signé le ralentissement du niveau de vie des Français et la remontée du taux de pauvreté. En 2009, 13.5% des Français vivaient en dessous du seuil de
pauvreté, fixé à 954 euros, et la moitié ne touchait que 773 euros par mois. L’INSEE précise que « le contexte de crise économique se répercute sur l’ensemble des ménages, mais ce sont les
plus modestes qui sont les plus touchés ». La part des prestations sociales constitue actuellement 40% des ressources des personnes les plus modestes. Ce chiffre indique clairement
que notre modèle social a servi de bouclier face à la crise économique qui a touché le pays fin 2008 et en a limité les impacts.
Je rappelle que pourtant ce modèle social est critiqué vigoureusement par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, dont une des promesses de campagne était de baisser d’un tiers le taux de pauvreté. Ce taux a augmenté de 2008 à 2009 pour atteindre 13.5% de la population, on ne peut que constater l’échec de la politique libérale de Nicolas Sarkozy.
Plus que jamais nous avons besoin des services publics, qui permettent que tous les français bénéficient d’un même système de protection sociale et puisse continuer à vivre dignement. Les Départements, qui sont en pointe dans ce système de protection, via des prestations comme le RSA, l’AAH ou l’APA, sont appauvris par les mesures fiscales récentes et par la non-compensation par l’Etat de toutes les dépenses engagées en son nom.
Par ailleurs, cette étude indique que les actifs sont 10.1% à vivre au-dessous du seuil de pauvreté. Ce chiffre est dû au taux de chômage (de 9,5% en 2009, il dépasserait actuellement les 10%) mais il confirme aussi que les revenus du travail sont trop faibles pour certains types d’emplois.. L’impact de la crise économique sur le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes a heureusement été amorti grâce à la mise en place du RSA (tant décrié par certains membres du gouvernement) qui permet de toucher un complément de revenu pour les travailleurs pauvres et qui constitue la dernière ressource pour les demandeurs d’emploi.
Le gouvernement actuel nous propose un système économique et social qui mène à la pauvreté, à l’injustice, à l’insécurité, sans lutter contre le chômage ni proposer des revenus du travail décents.
Je souhaite qu’en 2012 une alternance politique permette de préserver notre modèle de protection sociale, dont je suis fier, et qui, malgré les attaques subies ces dernières années, permet d’amortir les conséquences néfastes de la crise économique et de la destruction d’emplois.
Ce vendredi 26 août, j'ai témoigné, aux côtés de mes collègues Présidents socialistes des départements, réunis en séminaire à la Rochelle, de ma colère suite au nouveau report de la
réforme sur la dépendance par le Premier Ministre, François Fillon.
Ce renoncement provoque une véritable inquiétude face à cet enjeu social, humain et économique. Le désengagement de l’Etat traduit bien la différence de vision de la prise en charge de la dépendance : un poids uniquement financier pour le gouvernement ; un enjeu de société qui inclut ses plus fragiles pour les Présidents socialistes des départements.
Pour moi, cette posture clairement idéologique annonce une déstructuration de tout un pan de la solidarité nationale et risque d’annihiler la force du service public.
Il manque aujourd’hui près de 2 milliards d’euros aux départements pour exercer leurs missions d’accompagnement de la dépendance : l’équivalent de ce que l’Etat perd par les cadeaux fiscaux qu’il fait aux plus riches dans le cadre de la réforme de l’ISF.
Adjoint au Maire de Lille, je constate, de longue date, l’action de Martine AUBRY en tant que Maire pour le bien-être des lillois et la qualité de la vie à Lille et dans la
Métropole du Nord.
Son engagement se traduit dans les projets qui transforment et dynamisent le développement économique et social de la ville : La rénovation urbaine à Lille sud, exemplaire, d’une part par son ampleur et la qualité des projets respectueux de l’environnement, et d’autre part par la mixité sociale et d’usage avec des habitations et des équipements de qualité et des activités économiques porteuses d’emplois durables.
A Lille, je le constate au quotidien, la politique urbaine initiée par Martine Aubry participe, avec les acteurs sociaux, au « bien vivre ensemble », principe actif du modèle de développement social où la solidarité n’est pas un vain mot.
Présidente de Lille Métropole, Martine AUBRY incarne les réussites d’Eurasanté, d’Euratechnologies et d’Euralille, révélatrices d’une vraie politique économique innovante, créatrices d’emplois, qui entraine la région dans son dynamisme.
La politique culturelle avec la réussite de Lille 2004, Capitale européenne de la culture, a aussi largement contribué à renouveler l’image du nord, et de notre région.
En tant que Président du Conseil général du Nord, je connais aussi son attachement pour la lutte contre les exclusions. En effet, Martine AUBRY, pour qui « sans ambition, rien ne change », n’accepte ni de voir décliner la France, ni la baisse du pouvoir d’achat, ni l’augmentation de la pauvreté avec plus de 8,2 millions de personnes en France vivant sous le seuil de pauvreté.
Je partage sa volonté d’un avenir meilleur par une insertion professionnelle qui valorise les personnes et les accompagnent tout au long de la vie grâce à une sécurité sociale professionnelle. L’éducation est aussi un élément majeur de la réussite. A cet effet, le Département mettra rapidement en place un projet éducatif global départemental en phase avec les actions mises en œuvre par le Maire de Lille, et développées dans son projet pour la France.
Son ambition s’est déjà traduite lorsqu’elle était Ministre d’Etat, par le vote de la loi de Lutte contre les exclusions, avec notamment la mise en œuvre des emplois jeunes, les 35 heures, la création de la CMU tout en arrivant à l’équilibre des comptes de la sécurité sociale.
La majorité du Conseil général porte un projet politique où le développement économique l’emploi, l’éducation, la santé et le logement sont des priorités essentielles pour les nordistes.
A ce titre, je rejoins pleinement l’ambition pour la France et les priorités portées par Martine Aubry, candidate à l’élection présidentielle.
Les Français veulent de l’efficacité et de la justice, du sérieux et de l’ambition. Avec son expérience, sa détermination, Martine AUBRY saura leur apporter pour que le bien vivre ensemble devienne une réalité.
Pour toutes ces raisons, je soutiens Martine AUBRY.
Après s’être attaqué aux bénéficiaires du RSA, le Gouvernement, à travers Xavier Bertrand, poursuit sa politique de stigmatisation des personnes les plus en difficulté.
J’exprime mon étonnement et mon désaccord face à l’acharnement vis-à-vis de toute une partie de la population alors même qu’il est démontré que la « fraude fiscale » a pour origine le travail au noir, comme le démontre le rapport TIAN. Celui-ci explique que 10 à 12% des entreprises fraudent, ce qui cause un manque à gagner pour l’Etat de 8 à 15 milliards d’euros alors que seul 1% des allocataires fraude, pour un manque à gagner de 2 à 3 milliards d’euros.
Je souhaite rappeler qu’à mon sens, évidemment, tout doit être fait pour combattre les fraudes. Ainsi, le Département du Nord a mis en place un dispositif de lutte contre la fraude, en partenariat avec l’Adécaf, avec un budget alloué en 2010 de 280 000 €. En 2010, sur 2000 contrôles effectués, seuls 83 dossiers sont passés en comité d’examen et 36 allocataires sont sortis du dispositif pour ressources supérieures, soit 1,8%.
Plutôt que de brandir la menace et de faire preuve de suspicion systématique envers les victimes du chômage, il serait plus efficace, mais plus complexe, pour le Gouvernement de se concentrer sur
la recherche de solutions pour l’emploi, de mettre en œuvre des politiques économiques volontaristes ou encore de donner les moyens à Pôle Emploi de réaliser sa mission d’insertion
professionnelle.
Les objectifs électoralistes sont dans cette affaire malheureusement très clairs : chasser sur les terres nauséabondes de la famille Le Pen.
J’ai pris connaissance de l’avis défavorable émis par la commissaire enquêtrice concernant le projet de contournement du Cateau-Cambrésis.
La nécessité du contournement du Cateau-Cambrésis (RD 643) est ancienne : il s’avérait donc essentiel d’engager ces travaux avant même que l’Etat ne transfère cette route à la compétence départementale en 2004.
Cet itinéraire supportait, en 2008, au sein de la commune, un trafic de l’ordre de 9 500 véhicules/jour, dont 13% de poids lourds. Cette situation a fait naître un sentiment d’insécurité chez les riverains et les usagers. Le projet de contourner la commune par la création d’une nouvelle voie est devenu indispensable et urgent.
Le Conseil général du Nord s’est engagé, en 2006, à répondre à l’attente des riverains. Nous avions fait le choix de la concertation pour aboutir à un projet sérieux et ambitieux en 2010, soumis à l’enquête d’utilité publique. A ma grande surprise, la commissaire enquêtrice désapprouve ce projet.
Je réaffirme aujourd’hui l’utilité de cette opération et rappelle que ce contournement est inscrit dans le contrat d’aménagement et de développement durable signé avec le Cambrésis le 7 juillet dernier, ce qui démontre l’adhésion des acteurs locaux.
Dès la rentrée de septembre, avec Rémi Pauvros - 1er vice-président délégué aux transports et aux infrastructures - et les conseillers généraux des cantons concernés, je m’attacherai à réunir les conditions nécessaires à la poursuite de ce projet. Une nouvelle délibération sera soumise à l’Assemblée départementale. Puis, c’est au Préfet que reviendra la décision de prendre l’arrêté d’utilité publique permettant de débuter les travaux.
Il est de ma responsabilité de pouvoir proposer aux nordistes un environnement et un cadre de vie préservés et de qualité.
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